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TRAVAILLEURS
SANS PAPIER
à ISSY LES MOULINEAUX
EN LUTTE POUR LEUR REGULARISATION
Depuis
le vendredi 30 mai à 9 heures les travailleurs
sans papier du restaurant " l'ile" sur l'Ile Saint
Germain étaient en grêve et occupaient les locaux
pour obtenir la regularisation, soutenus par la CGT et Droits
Devant .
Le PCF d'Issy est solidaire de leur lutte.
«
Une première victoire de la justice
et du droit qui en appelle d'autres ».

Déclaration
de Lysiane ALEZARD, conseillère régionale, conseillère
municipale d?Issy les Moulineaux (PCF)
Après
huit jours d'occupation du restaurant de l'Ile Saint-Germain,
les salariés sans papiers en grève ont obtenu
une première grande et belle victoire : les 19 ont
obtenu du sous-préfet un récépissé
de trois mois. Cette décision n'allait pas de soi face
à des employeurs qui ont souvent joué l?intimidation
et la mauvaise foi.
Ces
méthodes, trop fréquentes comme en attestent
les nombreux conflits semblables en cours, sont indignes de
notre époque. Comment accepter que ces salariés,
qui travaillent jusqu'à des dix heures par jour, ne
voient pas leurs droits les plus élémentaires
reconnus et vivent dans la peur constante d'un contrôle
de police ?
Cette
victoire est à mettre au compte d'une conjugaison d'interventions
favorisant la détermination et l'unité des différents
acteurs. La CGT et Droits devant ! ont joué un rôle
essentiel pour organiser l'action dans la durée, négocier
avec les employeurs, être des interlocuteurs crédibles
auprès du Sous-préfet.
De
même, les élus et militants de gauche ont été
présents à chaque instant aux côtés
des sans-papiers, mais aussi pour populariser cette action
auprès des Isséens. Les élus communistes
du département (conseillers généraux,
députés, sénatrice, conseillère
régionale, maires) n'ont pas ménagé leurs
efforts de mobilisation et d'intervention auprès de
la Préfecture.
Tous
les sans-papiers doivent être régularisés.
C'est une question d'humanité. C'est ce qui fonde encore
les réalités sociales de la France, qui doit
rester le pays des droits de l'homme et de l'accueil, loin
du concept abject d'identité nationale liée
à l'immigration.
Pour
les 19 de l?Ile, une fois les récépissés
obtenus, il ne faudra pas baisser la garde. Il restera alors
trois mois pour monter les dossiers de régularisation
définitive.
D'ores
et déjà, des salariés d'autres restaurants
de la ville sollicitent le soutien des organisations et des
citoyens pour gagner, eux aussi, de nouveaux droits.
Je
serai bien évidemment à leurs côtés,
jusqu'à la régularisation de tous ces salariés,
qui contribuent grandement à l'économie de notre
région et qui ne souhaitent que vivre dignement
Ci dessus: ile Saint Germain, 9 heures, les
travailleurs viennent d'occuper le restaurant.
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